TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

concerts + road-movies - ailleurs, loin  - elsewhere

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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION


Créations en lointains ailleurs

Concert & Road-Movie

Réalisations :       


XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM (RPC)

CROISIERE POST-INDUSTRIELLE TRANS-SHAMANIQUE (Asie Centrale)

IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE (Tunisie)

ALEVI BEKTASHI (Turquie)


Un nouveau concept : voyager/composer/écrire/filmer ailleurs, loin, là où ni l’industrie discographique ni les agences artistiques n’emmèneront jamais aucun musicien occidental, dans des contrées définies impossibles à joindre, réputées trop difficiles - mais surtout de gain dérisoire et donc d’intérêt négligeable pour l’industrie artistique.


Y vivre, y voyager pendant des jours, des semaines, des mois.  Rencontrer des musiciens d’autres mondes. Se faire détruire, immoler sa propre musique et anéantir ses influences culturelles par la puissance d’autres chants, mélodies, mélopées, autres rythmes, autres sueurs, de transe et d’élévation.


Tout casser à son tour, cracher et modeler les matières, respectueusement iconoclaste, juste pour tendre à être et devenir ce qu’est réellement la musique quand elle n’est plus vénale : un vent, peu de chose sinon rien, mais une émotion libre et cathartique.


Un concert interprété sur la projection d’un documentaire-fiction-road-movie réalisé par l’artiste. Là-bas. Loin.


« Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l'âme hors d'elle-même, remises d'aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C'est à ce même traitement, dès lors, que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d'une façon générale, sont sous l'empire d'une émotion quelconque pour autant qu'il y a en chacun d'eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allègement accompagné de plaisir. Or, c'est de la même façon aussi que les mélodies purgatrices procurent à l'homme une joie inoffensive. »                      Aristote  - La Poétique / La Politique.



MANIFESTO-DECLARATION D’INTENTION EN TROIS POINTS :


I - AEOLIAN.


En adolescence la musique fut tout d’abord considérée comme un moyen pour voyager librement. Après quelques années et autres milliers de kilomètres, on s’aperçut que ces fameux « ailleurs » restaient confinés dans le monde occidental et ses périphéries.


Après la chute du mur du Berlin, le monde se mit à rétrécir en peau de chagrin puis l’union européenne se révéla conçue pour la libre circulation d’une certaine idéologie ne contemplant que peu les sociétés, leurs acquis et leurs cultures.


Les ailleurs restait ailleurs, et plus loin encore.

Mais les vent y soufflaient partout.


La Trans-Aeolian Transmission décline des créations en des lieux jusqu’alors seulement imaginés/désirés. La Trans-Aeolian Transmission revendique le détournement de field-recordings et la restitution sauvage de ces ailleurs-lointains en concert-road-movies, filmés et enregistrés sur la route.



II - TRANSE.


Les habitants du monde entier ont depuis toujours éprouvé le besoin de transcender leurs peurs de la vie, de la mort, de s’élever au-dessus de leurs malheurs et terreurs.

 

Aujourd’hui, de la techno, du kraut-rock jusqu’aux plus obscures musiques sacrées, les humains recherchent encore l’élévation et l’oubli de soi par la transe.


Après des années d’expérimentations au Maghreb autour du maalouf, du stembali, de la musique soufie, des quarts de ton conjugués avec une certaine électricité occidentale (larsens, feed-backs, distortions, atonalité…), tout d’abord avec l’Orchestre National de la Rachidia (Tunisie, album «Trapani-Halq al Waady», 2010), puis avec le célèbre chanteur classique Lotfi Bouchnak (Tunisie, 2013), François R. Cambuzat explose désormais sa recherche des musiques mystiques jusqu’aux confins les plus éloignés de la planète.


François R. Cambuzat vient du punk, de l’improvisation et de l’avant-garde, a étudié le chant classique en Amsterdam comme la musique orientale au conservatoire de Tunis. Il a travaillé avec quelques grands noms du jazz, de la musique classique contemporaine, de l’avant-rock comme de la musique classique maghrébine. Après ces premières trente années d’expérimentation musicales, il est maintenant convaincu que toute musique sera peu consistante si conçue puis exécutée sans forte émotion, risque, rébellion, sauvagerie, envol et transcendance.


Car ce n’est plus la composition ou l’harmonie qui intéresse François R. Cambuzat, mais la conception d’une envolée comme d’une descente – plus encore pour l’auditeur que pour le musicien. Le duende, cher à Garcia Lorca, est au centre de sa musique.


Ceci n’est donc pas un projet de world-music, encore moins d’ethnomusicologie, mais un processus sauvage de musiques improvisées puis recomposées, d’instruments traditionnels, d’ordinateurs et de guitares électriques, ainsi que tout le trajet de ce mouvement (nous parlons ici de kilomètres) créatif. La Trans-Aeolian Transmission revisite l’instrumentation traditionnelle tout en violant guitares et basses électriques occidentales pour grincer un post-blues néo-chamanique, réaliser une musique de transe en directe filiation avec la musique industrielle, caractérisée par sa dissonance et l'importance accordée à l'expérimentation, dépassant l’influence de groupes tels que Throbbing Gristle, Coil ou Einstürzende Neubauten. Car le motto de Monte Cazazza «Industrial Music for Industrial People» s’applique désormais particulièrement bien au monde contemporain, de la vieille Europe jusqu’aux confins chinois, aux pays en fortes mutations sociales résultantes de leurs développements forcenés.


Comme l’a démontré François R. Cambuzat depuis des années, sa recherche est avant tout basée sur l’authenticité de l’acte unique. C’est vers l’élévation, la sueur, le sang, les larmes et la poésie que se dirige son travail – et non vers une carte postale colorée et plaisante.



III - TRANSMISSION.


En musiques et images enregistrées et filmées in situ par François R. Cambuzat tout au long de périples hors-normes, la restitution de la Trans-Aeolian Transmission est effectuée en forme de concert-documentaire-road-movie.


Commanditée par le Service Culturel de l’Ambassade de France à Pékin (RPC), «Xinjiang, Taklamakan & Karaoram» fut la première création de la Trans-Aeolian Transmission. Une musique Néo-Shamanique & Post-Industrielle pour une aventure/création composée et filmée en pays ouïghour entre Kashgar, Marqit & Iarkam, au fin fond du désert du Taklamakan, dans les montagnes du Karakoram sur les frontières pakistanaise, tadjike et kirghize jusqu’aux coeurs des dernières villes-étapes de la route de la Soie. La Première mondiale en concert eut lieu lors du Festival Croisements, Zajia Lab Project, Beijing, RPC, en avril 2014. La Première mondiale concert + projection se fit au Théâtre Mayakovsky, Douchanbé, Tadjikistan, en mars 2015. «Xinjiang, Taklamakan & Karaoram» de la Trans-Aeolian Transmission fut joué/représenté lors de nombreux festivals internationaux (Tomorrow Shenzen (RPC), FMM Sines (PT), Monde de Couleurs (CH)...


En concert :


François R. Cambuzat : field-recordings, composition, programmation m.a.o., chant, guitares.

Gianna Greco : programmation m.a.o., basse.


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- Réalisations -




XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM

République Populaire de Chine


Concert - Road-Movie autour de la musique ouïghoure



   Taklamakan Desert Sessions - Dolans & François R. Cambuzat


"XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM" de la TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION est une création commandée et financée par le Service Culturel de l’Ambassade de France à Pékin (Chine). La Création en concert a eut lieu au temple Zajia de Pékin durant le Festival Croisements, la Première en concert + projection au Théâtre Mayakovsky, Douchanbé, Tadjikistan, en mars 2015.


"XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM" est une recherche (field-recordings + tournage vidéo) au Xinjiang avec des musiciens ouyghours (chamans, bardes et Dolans), puis une reconstruction à l’aide d’ordinateurs et instruments électriques, développant ainsi une musique Néo-Chamanique Post-Industrielle. Sur scène, deux musiciens jouent un documentaire/fiction/road-movie en concert, sur des images vidéos tournées par eux-mêmes en aventure/création/errance en pays ouïghour entre Kashgar, Marqit et Iarkam, au fin fond du désert du Taklamakan, dans les montagnes du Karakoram sur les frontières pakistanaise, tadjike et kirghize jusqu’aux coeurs des dernières villes-étapes de la route de la Soie.

 

Concert - Road-Movie.

Création soutenue par le Service Culturel de l’Ambassade de France à Pékin (RPC).

Première mondiale concert : 23/05/2014, Festival Croisements, Zajia Lab Project, Beijing, RPC.

Première mondiale concert + projection : 31/05/2015, Théâtre Mayakovsky, Douchanbé, Tadjikistan.



Réalisation


En 2012, lors d’une tournée en Chine François R. Cambuzat reste subjugué par la musique musulmane et shamanique ouïghoure découverte par hasard en Urumqi. Il commence alors une exploration et une réinterprétation personnelle de ces musiques d’élévation, de contemplation et de transe.


Décembre 2013, par moins 20 degrés. Un premier authentique défrichage se fait à Kashgar et sa région, préparant l’accomplissement-résidence-aventure programmé en avril/mai 2014. Les kilomètres tournent au compteur : le Taklamakan est immense. Les contacts se font, les notes s’entrechoquent, les cœurs décollent.

En plein hiver François R. Cambuzat filme les premières images, les monte à son retour en France. « Kashgar 13 » est alors une première vision de ce voyage au Xinjiang.


Avril-Mai 2014. Field-recordings, recherche et archivage, enregistrements, compositions, déconstruction, développement et détournement post-industriel de techniques musicales archaïques de l’extase, de transe et d’envol, de l’avant-rock et l’électronique jusqu’aux muqams des Dolans. Une musique improvisée puis recomposée, une cérémonie néo-chamanique et post-industrielle. Outre les musiques, François R. Cambuzat et Gianna Greco filment des centaines d’heures de cette aventure-création qui seront montées en un road-movie musical.


« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » est la première création de la TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION.

« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » est soutenu par le service d’action culturel de l’ambassade de France à Pékin ainsi que par l’agence-label chinois Wangba.


En concert :


François R. Cambuzat : field-recordings, composition, programmation m.a.o., chant, guitares.

Gianna Greco : programmation m.a.o., basse.

Sur une projection de vidéos tournées en errance au Xinjiang.


Extraits audio playlist  

Extraits vidéo :  playlist

Photos : making-of


Extraits vidéo de la Première au Théâtre Mayakovsky, Doushanbé, Tadjikistan, 31 03 2015 :

- Kashgar 13

- Qara Kun

- Bogazici


Le montage de « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » est l’oeuvre de Carlo Mazzotta.




Contact : François R. Cambuzat



A propos de cette création :

 

«  Le projet de recherche (collecte, archivage et étude) que Mr François R. Cambuzat se propose de consacrer au « Néo-chamanisme Post-Industriel » dans la Région autonome uyghur du Xinjiang, en République populaire de Chine, mérite toute notre attention pour les raisons suivantes. En tant qu’anthropologue des cultures religieuses uyghures et en particulier du syncrétisme chamanisme- islam, je ne peux qu’encourager une approche complémentaire aux travaux que j’ai pu mener pour comprendre la question du chamanisme au Xinjiang, et celle de Mr Cambuzat me paraît tout à fait pertinente et originale. Mr Cambuzat voudrait, en effet, faire découvrir, à travers son expérience de musicien, cette musique uyghur de dévotion chamanique qui pousse des hommes à rechercher à travers une « transe » (entrée en « soi » ou sortie de « soi ») le contact avec un invisible « terrifiant » (par sa beauté ou son horreur). Cet invisible, dans le chamanisme islamisé du Xinjiang, est peuplé d’esprits bienfaisants et nuisibles que le chamane sait charmer et séduire grâce à son instrument de musique (tambour, viole ou luth) et à ses chants. Mr Cambuzat entend ainsi éclairer de l’intérieur, en tant que musicien et non pas en ethnomusicologue, le fonctionnement de cette musique chamanique, le rôle des instruments et déterminer l’influence que ceux-ci ont pu exercer sur les musiques profanes, en s’appuyant sur une collaboration avec des groupes de jeunes musiciens uyghurs. Notons, en passant, que Mr Cambuzat possède des compétences solides en musique orientale et en musique soufie (étudiée en Tunisie) qui constituent un atout précieux pour ce projet, dans la mesure où le croisement entre islam et chamanisme, au Xinjiang, est plus précisément un croisement entre le chamanisme et le soufisme. L’intérêt final de Mr Cambuzat pour cette musique qui recherche, indique-t-il, « l’élévation, la sueur, le sang, les larmes et la poésie », qui cultive souvent la dissonance et qui sert de nombreuses cures thérapeutiques, est de «recomposer» celle-ci avec des instruments traditionnels et des ordinateurs et de lui donner un sens nouveau et une écoute plus élargie. J’apporte donc, en conséquence, un ferme soutien à ce projet original et novateur qui croise l’étude, la recherche et la créativité artistique. » 

Thierry Zarcone, directeur de recherches au CNRS, Groupe Religions Sociétés Laïcité.


A propos de « Kashgar 13 » :

 

« Debout devant le soleil espagnol, pleurant devant la beauté et la majesté de cette magnifique évocation (Kashgar 13). Le souffle absolument coupé, ceci est vraiment le plus incroyable brise-coeur/répare-coeur, tribut à la vie, à l’amour et à la création que tu n’aies jamais réalisé. Merci pour ton esprit, ton énergie, ton amour. Ton existence justifie la mienne. Merci encore, en larmes de joie....

Ta soeur, Lydia Lunch. »




   Gianna Greco - Lac Karakul




XINJIANG





KASHGAR





Live @ Jardins Efémeros Festival 2015, Viseu, PT





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- En préparation 2016 -




En préparation 2016-2017

CROISIERE POST-INDUSTRIELLE TRANS-SHAMANIQUE

Turquie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan,

Kazakhstan, Tadjikistan.


Concert - Road-Movie


Après l’exploration du Xinjiang chinois, la TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION prépare la CROISIERE POST-INDUSTRIELLE TRANS-SHAMANIQUE, de France jusqu’au confins ouïghours.


Un périple de milliers de kilomètres sur les traces des musiques d’extase venues d’Asie Centrale.


Un incroyable patrimoine: en Géorgie le chant polyphonique batonebi, chant de guérison adressé aux esprits; en Azerbaïjan les ashiks aux influences turkmène et kazakhe, le mugham dérivé du système modal iranien ainsi que les dastgâhs d'influence turque; en Arménie le duduk (que l'on retrouve au Xinjiang sous le nom de balaman) ainsi que les répertoires des anciens ashoughs et goussans qui parcouraient la Transcaucasie; au Turkménistan cette musique entre celle des azéris et celle des turcs d'Asie centrale, son interprétation par les bakhshi, ses échos (mukamlar bashy et meshrep) que l'on retrouvent dans le muqâm des Ouïghours du Xinjiang; en Ouzbékistan cet héritage de la culture islamique mais aussi de la culture turco-mongole des bardes, possédant de fortes parentées avec la musique ouïghoure et la musique tadjike, les bardes sôzanda ou khalifa et encore les chants féminins terma et yalla; au Kirghizstan cette musique de nouveau très proche des musiques kazakhe et turkmène avec lesquelles elle partage certains instruments et traditions chamaniques, de tradition orale et reposant sur la transmission et l'improvisation, ses musiciens itinérants manashi, ses bardes akyns; au Kazakhstan encore en fraternité avec les musiques ouzbèke, turkmène et ouïghoure, les akyns, les jiraws,et cette incroyable musique instrumentale küy.


Konya, Anatolie & Cappadoce (Turquie) : musique soufie ;

Arménie (Erevan), Azerbaïdjan (Bakou) : musiques populaires et païennes ;

Turkménistan (Türkmenbaşy, Achgabat), Ouzbékistan (Samarcande, Tachkent, Ferghana),

Kirghizistan (Och, Uzgen) : musiques de fêtes ;

Kazakhstan (Almaty) : baksy et batir, akin (chanteurs et joueurs de dombra) ;

Tadjikistan (Douchanbé) : falak et musiciens pamiris.


Avec les premiers soutiens du Centre Culturel Bactria (Douchanbé, Tadjikistan) , ZED & EU Communication Programme (Turquie), Institut Français d’Ankara (Turquie).



CROISIERE POST-INSDUSTRIELLE TRANS-SHAMANIQUE





                                                                                                 Tajdikistan, Pamir,  Mars 2015 -  © Renaud de Foville

             


Lettre de soutien de la part du service culturel de l’ambassade de France à Pékin.


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IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE

Rituel adorciste & post-industriel de Sidi Marzûq, Banga de Tozeur

Sahara, Tunisie


Concert avec Road-Movie



                                                                                                                                                                                           Photo: Renaud de Foville


Aucun théâtre, aucune scène, aucun public. Dans la rue, les rûwâhînes ont été conviés et maintenant possèdent et tordent les corps de la Banga. Des adolescents se roulent en terre, jambes arquées, regard fixe ; des filles se démènent, forçant et accélérant les rythmes des tablas ; des femmes hurlent sans même couvrir l’implacabilité métallique des tchektchekas. L’eau gicle, s’envole en gifles tandis que la fumée du benjoin recouvre notre vie. Nous sommes loin, très loin, là où “sous le symbolisme des génies, les buts profonds, outre les effets sociaux, sont une catharsis, une purification de l’âme par l’extase ; c’est la forme que devait prendre la mystique d’une minorité déplacée, opprimée, exilée et qui s’est accommodée de l’Islam en Afrique.” (Viviana Pâques, in L'arbre cosmique dans la pensée populaire et dans la vie quotidienne du nord-ouest africain, Institut d’Ethnologie, Paris, 1964.)


La représentation collective désigne Sidi Marzûg comme un saint puissant mettant à sa disposition un diwan (assemblée) de rûwâhînes (esprits), ses serviteurs et ses alliés. Les communautés noires de Tozeur, Nefta et Métlaoui le commémorent à travers un rituel annuel festif et sacrificiel, la Banga, pratiquant non un exorcisme mais bien un adorcisme : satisfaire et calmer l’esprit (rûwâhîne) qui possède –et possèdera pour toujours– l’affilié participant à la Banga.


Dans le Djérid, le rituel de la Banga de Sidi Marzûq est un rite extrêmement populaire, se pratiquant dans les marabouts mais surtout en maison privée et dans la rue. Les chants et danses se transmettent ainsi aux plus jeunes, et l’ajami, la langue des ancêtres haoussas y est encore chantée.


Entre désert de sel et oasis du Sud tunisien, François R. Cambuzat et Gianna Greco se sont perdus pendant des mois, enregistrant, filmant, travaillant et composant avec les musiciens de la Banga, pour un rituel adorciste et post-industriel. Le sang et la sueur furent mélangés, le point de non-retour vite franchit : plus rien ne serait jamais pareil.


Une musique recomposée, une cérémonie transcendantale et post-industrielle.

Un concert-film-documentaire poético-musical.


  1. -Extraits vidéos:  arrah arrah baina , stombali, intro.

  2. -Extrait en concert au Festival International de Hammamet (TN).

- Facebook



En concert/projection :


IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE


Tarek Sultan : voix, tabla, tchektchekas

Yahia Chouchen : voix, tabla, tchektchekas

Youssef Ghazala : voix, tchektchekas

Gianna Greco : basse, voix, ordinateur

François R. Cambuzat : guitares, voix, ordinateur



Réalisation :


TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION


François R. Cambuzat : projet, vidéos, field-recordings & composition, guitares, voix, électronique (m.a.o.)

Gianna Greco : vidéos, field-recordings, basse, voix, électronique (m.a.o.)

Carlo Mazzotta : montage vidéo

Renaud De Foville : cadreur

Hamadi Bousselmi : logistique et encore plus

Amel Fargi : conseils


Merci à Monsieur Hassan Chouchen, Moqqaddem de la Banga de Tozeur, à Youssef Ghazala sans qui tout cela ce serait perdu dans le Chott el Djerid, ainsi qu’à Ivan Bertoux et Marc Monsallier pour leur incroyable soutien depuis Tunis.


Une création soutenue par l’Institut Français de Tunisie.





                                                                                                                                                                                           Photo: Renaud de Foville



RITUEL DE SIDI MARZÛQ

Banga de Tozeur, Tunisie


Dans les oasis du Sud tunisien, relais pour le commerce caravanier, les esclaves noirs étaient employés dans les services domestiques, la production agraire et les travaux d’irrigation.


Sidi Marzûg (le saint noir), originaire d’Afrique sub-saharienne que les Béni Ali auraient acheté à Tombouctou, fut tout d’abord l’esclave de Sidi Bou Ali (le saint blanc), célèbre mystique soufi installé à Nefta au XIIIe siècle.  Suite aux multiples miracles accomplis par Sidi Marzûg, son maître lui aurait affirmé qu’«un marabout ne travaille pas pour un marabout », lui rendant sa liberté et attestant ainsi de la sainteté de Sidi Marzûg.


La représentation collective désigne Sidi Marzûg comme un saint puissant mettant à sa disposition un diwan (assemblée) de rûwâhînes (esprits), ses serviteurs et ses alliés. Les communautés noires de Tozeur, Nefta, Gabès, Gafsa et Métlaoui le commémorent à travers un rituel annuel festif et sacrificiel, la Banga, pratiquant non un exorcisme mais bien un adorcisme : satisfaire et calmer l’esprit qui possède –et possèdera pour toujours– l’affilié participant à la Banga.


L’actuel sanctuaire (zawya) qui abrite le catafalque (thabût) du saint se trouve à l’extérieur de la ville de Nefta, situé à l’extrême ouest de l’oasis de la région du Djérid.


Culturellement, la communauté noire résidente au Djérid s’identifie autour de Sidi Marzûg en un syncrétisme développé entre Islam et certaines pratiques animistes.


Facebook Banga de Tozeur



                                                                                                                                                                                          Photo: Renaud de Foville


QUELQUES PREMIERS MOTS PAR L’AUTEUR.


« Musicalement, la Banga joue un style mondialement diffus, jusque dans le rock ou la techno : des loops obsessivement merveilleux, aux stop-&-go efficaces en une technique ultérieurement développée par le dub, de lentes progressions métronomiques aboutissant en accélérations extatiques. Ainsi, du diwan de Tozeur aux discothèques d’Ibiza, le but social m’apparaît très similaire : une volonté de transcendance, d’oubli de soi, une catharsis thérapeutique.


Les habitants du monde entier ont depuis toujours éprouvé le besoin de transcender leurs peurs de la vie, de la mort, de s’élever au-dessus de leurs malheurs et terreurs. Aujourd’hui, de la techno, du kraut-rock jusqu’aux plus obscures musiques sacrées, les humains recherchent encore l’élévation et l’oubli de soi par la transe. Tristement preuve d’un malaise économico-politico-sociétal.


Contemporanéité / Modernité de la Banga. Outre les très nombreux téléphones high-tech dans le public (vraisemblablement continuellement connectés et mondialement exposés aux réseaux sociaux), l’âge des participants est surprenant. De 5 à 90 ans, le désir de catharsis est bien présent. Et nous ne sommes pas avec des gens vivants sur une autre planète, ignorants de l’internet ou des méfaits du capitalisme mondial.


Nous ne sommes pas non plus dans une société fermée, protégeant sa différence. L’ouverture est au contraire surprenante. Je suis admis dans le cercle, avec ma caméra et mes microphones, et même les gros plans ne leur sont pas gênants.


Lors de mon dernier voyage à Tunis pour rencontrer les acteurs tunisois de cette autre musique de transe tunisienne désormais plus célèbre qu’est le Stambeli, mon impression fut la perte du rôle social qu’avait dû posséder cette musique, désormais dédiée presque exclusivement au spectacle folklorique et ce dans un but très vénal. Une intuition en partie confirmée par la lecture du très complet “Stambêlî : Music, Trance, and Alterity in Tunisia” de Richard Jankowsky (University of Chicago Press, 2010).


Lors de ce même voyage, la rencontre avec l’ethnologue Amel Fargi et la description de sa recherche sur la Banga, au contraire m’interpella et décida cette première exploration au Djérid où l’authenticité du rituel me fut immédiatement confirmée par le manque absolu de public extérieur ou de touristes, par l’absence totale de tout decorum, enfin particulièrement par l’absolu non-professionalisation des musiciens et participants à la Banga, leurs métiers très simples (peintres, maçons, etc…) attestant un dévouement bien au-delà de tout émoluments. »                                                                               

                                                                                                 François R. Cambuzat, Djérid, août 2015.





















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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

 

Creations faraway & elsewhere

Concert & Road-Movie

Realizations :       


XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM (RPC)

POST-INDUSTRIAL TRANS-SHAMANIC JOURNEY (Central Asia)

IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE (Tunisia)

ALEVI BEKTASHI (Turkey)


A new concept: travelling/composing/writing/filming somewhere else, as far as possible,  where neither the Music Industry nor the Artistic Agencies will ever take any western musician, really gone-out in countries defined impossible to reach, considered much too dangerous - but especially of derisory earnings and thus unimportant interest. They say.


Living there, travelling for days, weeks, months. Meeting musicians from other worlds. Being destroyed, sacrificing any own music and annihilating any own cultural influences by the power of other songs, melodies, by other rhythms and by other sweats.


Breaking everything when coming back, spiting and modelling the materials, without absolutely any respect, just to approach to be and to become what is really the music is when it is not venal any more: a wind, a flutter, a little thing otherwise nothing, but an libertarian emotion.


Finally, the TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION will be a concert interpreted on the projection of a documentary-fiction-road-movie realized by the artist. Farther.



STATEMENTS-DECLARATION OF INTENT  IN THREE POINTS :


I - AEOLIAN.


In adolescence the music was considered first of all as a way to travel freely. After a few years and other
thousand kilometers, we noticed that these famous somewhere else remained confined in the western world and its outskirts: where there was a certain wealth, where the money-power allowed it.


After the fall of the wall of Berlin, the world shrank in shagreen, and the European Union showed itself exclusively conceived for the free circulation of a destructive, degrading and jailish ideology.


The Somewhere else stayed somewhere else, even farther.

But the wind still blows everywhere.


The Trans-Aeolian Transmission declines a creation in places until then only imagined/desired, the accaparation, the theft and misappropriation of field-recordings, finally the wild concerts of these far somewhere else.



II - TRANSE.


The inhabitants of the whole world since always tested the need to transcend their fears of life, of death, in order to rise above their misfortunes and terrors.

 

Today, from techno to kraut-rock until the most obscure sacred musics, the human beings still always seek the rise and the lapse of oneself by transe.


After years of experiments in the Maghreb around the maalouf, stembali, sufi music, quarter tones combined with a certain Western electricity (larsens, feedbacks, distortions, atonality…), first of all with the National orchestra of Rachidia (Tunisia, album «Trapani-Halq al Waady», 2010),, then with the famous traditional singer Lotfi Bouchnak (Tunisia, 2013),, François R. Cambuzat explodes from now on his research for the mystic musics until the most distant borders of the planet.


François R. Cambuzat comes from punk, from the improvisation and the avant-garde, he studied the classical singing in Amsterdam as the Eastern music at the Tunis Conservatorium. He worked with some great names of jazz, contemporary classical music, avant-rock and Maghrebian classical music. After these first 35 years of musical experimentations, he is now convinced that any music is absolutely not consistent if conceived then carried out without strong emotion, risks, rebellion, brutality, flight and transcendence.


Because it is not any more the composition or the harmony which interests François R. Cambuzat, but the design of a rise in the skies or a descent to hells - more for the listener than for the musician. The duende, cherished by Garcia Lorca, is in the center of its music.


So this is certainly not a world-music project, even less ethnomusicology, but a wild process of improvised then recomposed musics, traditional instruments, computers and electric guitars, as all the journey of this creative movement (we are talking here about kilometers). The Trans-Aeolian Transmission creation is revisiting the traditional instrumentation while violating Westren electric guitars to squeak a neo-shamanic post-blues, to carry out a music of fright and transe in direct filiation with the industrial music, characterized by its dissonance and its importance attached to the experimentation, exceeding the influence of bands such as Throbbing Gristle, Coil or Einstürzende Neubauten. Because the Monte Cazazza’s motus “Industrial Music for Industrial People” applies from now on particularly well to the contemporary world, from old Europe to the Chinese borders, countries with a strong social mutations resulting from their beastly exaggerated developments.


As prooved by François R. Cambuzat since years, his research is based on the real authenticity of the unique act. It is towards rise, sweat, blood, poetry and tears that its work moves - and it will not be a coloured and pleasant postcard.



III TRANSMISSION.


In musics and images recorded and filmed in situ by François R. Cambuzat and Gianna Greco throughout long trips out of the beaten tracks, the Trans-Aeolian Transmission is about a concert-documentary-fiction-road-movie.


In concert :


François R. Cambuzat : research, field-recordings, composition, programming, guitars, filming.

Gianna Greco : programming, bass, filming.

On a projection of videos shot in wandering.

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- Realizations -






XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM

People's Republic of China


Concert - Road-Movie around Uyghur Music




   Taklamakan Desert Sessions - Dolan People & François R. Cambuzat


The "XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM" concert-movie from the TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION is a creation financed by the Cultural Office of the French Embassy in Beijing. The Premiere (concert) took place at the Zajia Temple in Beijing during the last Croisements Festival, the Premiere (concert + film projection) at the Mayakovsky Theatre, Dushhambe, Tajikistan, in March 2015.


It's a research (field-recordings + video shooted) in the Xinjiang area with Uyghurs musicians (shamans, bards and Dolans), then reconstructed with computers and electrical instruments, going into a Neo-Shamanistic Post-Industrial music. On stage, two musicians are playing a documentary/fiction/road-movie/concert on an edited film shot in the depths of the desert of Taklamakan, up in the mountains of Karakoram as well as in the deep-hearts of last cities of the Silk Route. An incredible Post-Industrial New-Shamanistic music. An adventure/creation between Kashgar, Marqit, Iarkam and on the Pakistani, Tajik and Kirghiz borders.


Concert on a Road-Movie.


A creation financed and supported by the French Embassy in Beijing.

World-Premiere Concert : Festival Croisements (Beijing, RPC) : 23/05/2014, Zajia Lab Project, Beijing, RPC

World-Premiere Concert+Film : Mayakovsky Theatre, Dusanbe, Tajikistan, 31/05/2015.



REALIZATION


In 2012, during a tour in China François R. Cambuzat  remained enthralled by the Muslim and Shamanic Uyghur music discovered accidentally in Urumqi. He begins then an exploration and a personal réinterprétation of these musics of rise, pondering and trance.


December 2013, 20 degrees below zero. A first authentic exploration is made in Kashgar and its region, preparing the fulfillment-adventure scheduled in April / May, 2014. Kilometers turn in the meter: Taklamakan is immense. The contacts are made, notes collide, hearts are taking off. In the middle of winter François R. Cambuzat films the first images, edit them after his return in France. " Kashgar 13 " is then a first vision of this journey in Xinjiang.


April & May,  2014. Field-recordings, research and archiving, recordings, compositions, demolition, development and postindustrial misappropriation of archaic musical techniques of the ecstasy, the trance and the flight, comining avant-rock and electronics up with the muqams of Dolan People. An improvised then recomposed music, a neo-shamanistic and postindustrial ceremony. Besides recording and composing music, François R. Cambuzat and Gianna Greco film hundreds of hours of this adventure-creation which will be edited in an awesome Musical Road-Movie : « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram ».


« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » is the first creation of  the TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION.

« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » is supported by the Cultural Office of the French Embassy in Beijing.


Live in concert-projection :

François R. Cambuzat : field-recordings, composition, electronics, voice, guitars.

Gianna Greco : bass, electronics.

On a projection of videos shot in wandering in Xinjiang.


Audio Extracts playlist  

Video Extracts :  playlist

Pictures : making-of


Live extracts from Première in Mayakovsky Theatre, Dushanbe, Tajikistan, 31 03 2015 :

- Kashgar 13

- Qara Kun

- Bogazici


Video editing « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » : Carlo Mazzotta.


Contact : François R. Cambuzat



About the creation :


The research project (collect, filing and study) that Mr. François R. Cambuzat proposes to devote to the “Neo-shamanism post-industrialist” in the Uyghur Autonomous Region of Xinjiang, People's Republic of China, deserves all our attention for the following reasons. As an anthropologist of the Uyghur religious cultures and in particular of the syncretism Shamanism-Islam, I can only encourage another approach complementary to the work which I could undertake to understand the question of the shamanism in Xinjiang, and that of Mr. Cambuzat appears completely relevant to me and original. Mr. Cambuzat would like, indeed, to make discover, through his experiment of musician, this shamanic Uyghur music of devotion which pushes men to search through a “transe” (input in “oneself” or left “oneself”) the contact with a “terrifying” invisible (by its beauty or its horror). This invisible, in the Islamized shamanism of Xinjiang, is populated by beneficial and malicious spirits that the shaman can charm and allure thanks to his musical instruments (drum, viol or lute) and his songs. Mr. Cambuzat thus intends to clarify the interior, as a musician and not as a ethnomusicologist, the operation of this chamanic music, the role of the instruments and to determine the influence that those could exert on the profane musics, while resting on a collaboration with groups of young Uyghurs musicians. Let us note, while passing, that Mr. Cambuzat has solid competences in Eastern music and Sufi music (studied in Tunisia) which constitute an invaluable asset for this project, insofar as the crossing between Islam and shamanism, in Xinjiang, is more precisely a crossing between the shamanism and the Sufism. The final interest of Mr. Cambuzat for this music which seeks, he indicates, “rise, sweat, blood, tears and poetry”, which often cultivates the dissonance and which serves as many therapeutic cures, is “to recompose” this one with traditional instruments, electrical instruments and computers and to give it a new direction and more widened listening. I thus bring, consequently, a firm support for this original project and innovator which crosses the study, search and the artistic creativity.  Paris, June 26-2013.

Thierry Zarcone - Research Director at CNRS, Group Religions Societies Secularity - Sorbonne, Paris, France


About Kashgar 13 :


I am standing in the Spanish sun, crying my eyes out at the beauty and majesty of this glorious evocation (Kashgar 13). So absolutely breath taking, it is the most heart breaking/heart repairing tribute to life, love and creation you have ever accomplished.Thank you so much for your spirit, energy & love. Your existence justifies my own. Thank you again, with tears of joy... Your sister, Lydia Lunch .




   Gianna Greco - Karakul Lake        




XINJIANG





KASHGAR





Live @ Jardins Efémeros Festival 2015, Viseu, PT





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- Works in progress 2016 -





Work in progress 2016

POST-INDUSTRIAL TRANS-SHAMANIC JOURNEY

Turkey, Georgia, Armenia, Azerbaijan, Turkmenistan, Uzbekistan,

Kyrgyzstan, Kazakhstan, Tajikistan.


Concert - Road-Movie


After its exploration of Chinese Xinjiang, the TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION prepares its POST-INDUSTRIAL TRANS-SHAMANISTIC JOURNEY, from Europe until the Uyghurs borders.


A journey of thousand kilometers on the tracks of the musics of ecstasy coming from Central Asia.


An incredible heritage: in Georgia the polyphonic batonebi singing, songs of cure sent to the spirits; in Azerbaïjan ashiks with Turkmen and Kazakh influences, the mugham derived from the Iranian modal system as well as the dastgâhs of Turkish influence; in Armenia the duduk (that we find in Xinjiang under the name of balaman) as well as the repertoires of the former ashoughs and goussans which traveled Transcaucasia; in Turkmenistan this music between that of the Azeris and that of the Turks of Central Asia, its interpretation by bakhshi, its echos (mukamlar bashy and meshrep) which is found also in the muqâm of Xinjiang’s Uyghurs; in Uzbekistan this inheritance of the Islamic culture but also the turco-Mongolian culture of the bards, possessing of strong brotherhood with the Uyghur and Tajik musics, the sôzanda or khalifa bards and the incredible feminine singings terma and yalla; in Kyrgyzstan this music again very close to Kazakh and Turkmen musics with which it shares certain instruments and oral tradition based on improvisation, its itinerant manashi musicians, its akyns bards; in Kazakhstan still in brotherhood with the Uzbek, Turkmen and Uyghur musics, akyns, jiraws, and this incredibely beautiful küy music.


Konya, Anatolia and Cappadocia (Turkey): traditionnal & Sufi music;

Armenia (Yerevan), Azerbaijan (Baku): popular and heathen musics;

Turkmenistan (Türkmenbay, Ashgabat), Uzbekistan (Samarcande, Tashkent, Ferghana),

Kyrgyzstan (Och, Uzgen): musics of parties;

Kazakhstan (Almaty): baksy and batir, akin (singers and players of dombra);

Tajikistan (Dushanbe): falak and pamiris musicians.


With the first supports from Bactria Cultural Center (Dushambe, Tajikistan) , ZED & EU Communication Programme (Turkey), Institut Français in Ankara (Turkey).


Letter of recommendation on behalf of the cultural department of the French embassy in Beijing.



Post-Industrial Trans-Shamanic Journey : road-map 2016/2017





                                                                                                 Tajikistan, Pamir,  March 2015 -  © Renaud de Foville

             


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IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE

Sahara, Djerid Desert, Tunisia


Adorcist and Postindustrial Ritual of Sidi Marzûq.

Concert performed on a Road-Movie



                                                                                                                                                                                           Photo: Renaud de Foville


Sahara, Djerid, between Tozeur, Nafta and Kbili, Tunisia. Transcendence, oversight of one, real therapeutic catharsis, telestic mania. The Banga of Tozeur is generous, popular and extremely wild, opened, without granting anything in any venal recovery: theses are not concerts but rites. The spirits possess bodies, ask to feed on a music of the obvious modernity: from the Djerid Desert until the discotheques of Ibiza or Moscow rock clubs, the need to forget itself, to rise is absolutely identical.


Strengthened by his past experiences spent in Tunisia with members of the National Orchestra of Rachidia then with Lotfi Bouchnak, François R. Cambuzat will compose and film a poetico-musical route-documentary around some special Tunisian popular musics.  After two first journeys, exploring around Stambali (Tunisian musico-therapeutic rite of possession), Sufi (Issawiya, Awamriya, Qadiriya), mezoued and salhi, François R. Cambuzat remained fulgurated by the authenticity and the power of the rite of the Sidi Marzûg’s Banga in the Tunisian Djérid (Sahara desert).


Field-recordings, research and archiving, demolition, development and post-industrial misappropriationof archaic musical techniques of the ecstasy and trance, from avant-rock, electronics until the Tunisian musics of Rise.


This is not thus a project of World-Music neither Ethnomusicology, but a wild process of improvised then recomposed musics, with traditional instruments, computers and electric guitars, then filming the route of this creative movement. The Trans-Aeolian Transmission revisits the traditional instrumentation while raping guitars and western electric basses to creak a neo-shaman post-blues, realizing a music of Trance in direct filiation with Industrial music.


A recomposed music, a transcendental and post-industrial ceremony.

A poetico-musical concert-film-documentary.



  1. -Video extracts:  arrah arrah baina , stombali, intro.

  2. -Live extract, concert at the Festival International de Hammamet (TN).

- Facebook


In concert/projection :


IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE


Tarek Sultan : vox, tabla, tchektchekas

Yahia Chouchen : vox, tabla, tchektchekas

Youssef Ghazala : vox, tchektchekas

Ali Chouchen : tangura, vox

Gianna Greco : bass, voice, computer

François R. Cambuzat : guitars, voice, computer


Realisation :


TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION


François R. Cambuzat : writer & project manager, videos, field-recordings & composition, guitars, voice, computer

Gianna Greco : videos, field-recordings, bass, voice, computer

Carlo Mazzotta : video-editing

Renaud De Foville : guest camera

Hamadi Bousselmi : logistic and so much more

Amel Fargi : advices

Justin Bradshaw : English translation


Thanks to Sir Hassan Chouchen, Moqqaddem of the Tozeur’s Banga, to Youssef Ghazala without whom all this it would be lost in the Chott el Djerid and to Ivan Bertoux and Marc Monsallier for their incredible support from Tunis.


A concert/road-movie produced by the French Institute in Tunisia.




                                                                                                                                                                                          Photo: Renaud de Foville



                                                                                                                                                                                           Photo: Renaud de Foville




THE RITUAL OF SIDI MARZÛQ
Tozeur Banga, Tunisia.


No theatre or stage or audience. The rûwâhîne have been invited to perform in the street and are possessing, contorting, the bodies of the Banga. Teenagers leap to the floor, their legs tense, arch-like, a fixed gaze in their eyes; girls dance wildly, moulding and accelerating the rhythm of the tablas, the cries of the women, though, are not loud enough to drown out the tchektchekas’ implacable metallic sound. Spouts of water rise up, and fall with a heavy slap, while benzoin vapours wrap themselves around our waists.  We are far, far away, where “according to the symbolism of the genes deep objectives, along with social causes, are a catharsis, a purification of the soul through ecstasy; this is the form assumed by the mysticism  of a minority that has been excluded, oppressed, exiled to Africa’s Islamic societies." (Viviana Pâques, ne L'arbre cosmique dans la pensée populaire et dans la vie quotidienne du nord-ouest africain, Institute for Ethnology, Paris, 1964.)


In the oases of Southern Tunisia frequented by caravan traders, black slaves worked in houses and in the fields, where they planted crops and dug irrigation channels.


A native of sub saharan Africa purchased in Timbuktu by the Beni Ali family, Sidi Marzug (the black saint) was a slave whose first owner was Sidi Bou Ali (the white saint), a celebrated Sufi mystic who had made his home in Nefta during the 13th century. After Sidi Marzug had performed a series of prodigies, his owner is reputed to have told him “it is not right that a marabout be a slave of another marabout", and granted him his freedom, thus demonstrating his own saintliness.


The popular image of Sidi Marzug is that of a powerful saint who had at his disposal a diwan (assembly) of rûwâhîne (spirits), his servants and allies. The black communities of Tozeur, Nefta and Metlaoui commemorate him with an annual festive sacrificial ritual called the Banga, which is less of an exorcism than an "adorcism": intended to placate and calm the spirit (rûwâhîne) who possesses - and who will always possess - the initiate who participates in the Banga.


The modern day sanctuary (zawya) which holds the body (thabût) of the saint is in the suburbs of the city of Nefta, to the far west of the Djerid oasis.


In Djerid, the ritual of the Banga of Sidi Marzuq is an extremely popular ceremony, which takes place in the marabout, but most of all in private houses and in the city streets. The songs and dances are passed down in this way to the younger generations, and the songs are still sung in ajami, the language of the haoussa.


Facebook Tozeur Banga
























Letter of recommendation on behalf of the cultural department of the French embassy in Beijing.








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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

 

XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM

República Popular da China




   Taklamakan Desert Sessions - Dolan People & François R. Cambuzat



Concerto & Road-Movie à volta da música dos Uyghur.


Um novo conceito: viajar/compor/escrever/filmar num local longínquo, para onde nem a indústria musical nem as agências artísticas levariam alguma vez um músico ocidental, locais mesmo distantes, países definidos como impossíveis de alcançar, considerados demasiado perigosos – mas sobretudo de impacto económico nulo e, portanto, de pouco interesse.


Viver aí, viajar durante dias, semanas, meses. Encontrar músicos de outros mundos. Ser destruído, sacrificando a sua própria música e aniquilando uma qualquer sua influência cultural pelo poder de outras canções, melodias, ritmos e outros suores.


Desfazer tudo quando se regressa, separar e modelar os materiais, sem qualquer respeito, apenas para criar uma aproximação ao ser e ao tornar-se no que a música verdadeiramente é quando deixa de ser venal: vento, flutuação, uma pequena coisa que, de outro modo, seria nada, mas uma emoção libertária.


«Xinjiang, Taklamakan & Karakoram» é a nova espantosa criação da TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION, projecto de François R. Cambuzat e Gianna Greco, vagueando por Xinjiang (República Popular da China), pelas profundezas do deserto de Taklamakan, pelos cumes das montanhas de Karakoram, bem como no interior do coração das últimas cidades da Rota da Seda. Uma incrível música Neo-Shamanística, Pós-Industrial. Uma aventura/criação entre Kashgar, Marqit, Iarkam e nas fronteiras do Afeganistão, Paquistão, Tajiquistão e Quirquistão.


François R. Cambuzat | field-recordings, composição, electrónica, voz, guitarras.

Gianna Greco | field-recordings, baixo, electrónica.


A creation financed and supported by the French Embassy in Beijing.

World-Premiere Concert : Festival Croisements (Beijing, RPC) : 23/05/2014, Zajia Lab Project, Beijing, RPC

World-Premiere Concert+Film : Mayakovsky Theatre, Dusanbe, Tajikistan, 31/05/2015.


Audio Extracts playlist  

Video Extracts :  playlist

Pictures : making-of


Live extracts from Première in Mayakovsky Theatre, Dushanbe, Tajikistan, 31 03 2015 :

- Kashgar 13

- Qara Kun

- Bogazici


Video editing « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » : Carlo Mazzotta.


Contact : François R. Cambuzat



   Gianna Greco - Karakul Lake        




XINJIANG





KASHGAR





Live @ Jardins Efémeros Festival 2015, Viseu, PT






                                                                                      retorno


 

En préparation 2017

ALÉVI BEKTACHI

Turquie


Concert - Road-Movie



PRÉLIMINAIRES


Il me faut tout d’abord faire remonter la genèse de ce projet en Turquie à une recherche artistique effectuée autour du syncrétisme Islam-Shamanisme au Xinjiang chinois en 2013-14, au sein de la population ouïghoure sunnite de langue turcique, et de sa réalisation « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram », un concert-documentaire-road-movie composé, enregistré et tourné en aventure/création/errance entre Kashgar, Marqit et Iarkam, au fin fond du désert du Taklamakan, dans les montagnes du Karakoram sur les frontières pakistanaise, tadjike et kirghize jusqu’aux coeurs des dernières villes-étapes de la route de la Soie.


Fort de cette expérience, et rendu extrêmement curieux par cet héritage commun, ce fut ainsi l’énorme aire turcophone de l’Asie Centrale qui m’interpella. Mon projet initial fut de réaliser un long voyage de création/recherche, par la route de France jusqu’en Chine, en travaillant avec les différentes musiques d’élévation et transe, entre soufisme et traditions chamaniques. A cause d’une longue liste de problèmes rencontrés, de ce voyage ne se confirmèrent finalement que deux destinations : le Tadjikistan, où je séjournai un mois en collaborant avec des musiciens pamiris, et l’Anatolie grâce à
l’Institut Français d’Ankara qui organisa deux concerts-projections de « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » de la Trans-Aeolian Transmission à Kayseri et Konya en mai 2015.


Venir en Turquie, et n’y séjourner que le temps de ces deux concerts m’était frustrant sinon insupportable, après avoir si longtemps désiré et projeté cette recherche sur ces musiques. De plus, quand le nom de la ville de Mevlâna Jalal Ud Din Rumi me fut annoncé, je décidai de rester en Turquie pour creuser cette application musicale d’une mystique très particulière qui me fascinait de par sa modernité.


Mon expérience y fut incroyable. Je restais ébahi devant la douceur, la gentillesse et la disponibilité de mes interlocuteurs. Je garderai toujours en mémoire quand, invités, la musicienne Gianna Greco et moi-même, à notre première Semah, le Dede de la Cem Evi, notant notre incompréhension totale, demanda à l’assemblée si quelqu’un parlait notre langue. Nous nous retrouvâmes avec une jeune traductrice et les paroles du Dede fut immédiatement surprenantes : dans une assemblée religieuse, on y discutait et échangeait de terrorisme comme de problèmes géopolitiques de l’eau, avec une clairvoyance et un jugement d’une partialité et justesse étonnantes.


Musicalement, j’étais comblé. Durant ces dix jours, tout nous fut offert, immédiatement et d’une manière totalement bénévole. Des enregistrements furent effectués, des dons de partitions, jusque même des leçons de ney, perdurant hebdomadairement encore actuellement avec un maître soufi de Konya via Skype.


De retour en France, je commençai à travailler cette matière, enregistrée et filmée. Je composai autour de cette musique et montait ces images. Mais un constat m’apparut très vite : ces quelques jours de recherches anatoliennes étaient loin d’être suffisants. Je devais absolument y retourner.


Pirlere Neyaz Ederiz, le plus abouti ces premiers essais, est en ligne ici.




ALÉVISME BEKTACHISME – Présentation succincte


Le système de croyances des Alevi-Bektashi repose sur les principes d’égalité, de respect et de pluralisme.  Selon l'UNESCO, avec les mots du Xlllème siècle, Haci Bektas Veli véhicula des idées qui huit siècles plus tard coïncident avec la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948). Haci Bektas Veli est décédé à Sulucakarahöyük (aujourd’hui Hacıbektaş) en 1270.


Le semah, cérémonie religieuse des alévis bektachi, est classé au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Le semah est une forme de Dhikr ou Zikr durant lequel le croyant reproduit le mouvement du Cosmos et réalise sa prière relatant l'unicité du Créateur, sans aucune distinction de genre humain (homme/femme, langue, ethnie, religion). Les bras écartés, la main droite tournée vers le ciel et la main gauche tournée vers le sol représentent le croyant qui répand sur Terre et donc à toute l'Humanité ce qu'il reçoit de son Créateur.


Il n’y a pas de distinction de sexes dans les débats

Tout ce que Dieu a créé est là.

Il n’y a aucune distinction entre homme et femme

La lacune est dans tes opinions. ”  Hacı Bektaş-ı Veli, Xlllème siécle.


En Turquie, les alévis-bektachis représentent actuellement un tiers de la population de 73 millions d'habitants. À ce chiffre il faut ajouter ceux du Kosovo, de Bosnie, d'Albanie, de Macédoine, de Bulgarie
et de Grèce ainsi que les Alévis arabes, les Nusayris de Syrie ou du Maroc. Dans les pays de l'Union européenne, on recense aujourd'hui aux alentours de 2 millions d'alévis de Turquie. À ce jour, l'alévisme bektachisme est officiellement ignoré par les autorités turques et leurs lieux de culte n'ont aucune reconnaissance juridique.


Comment définir l'alévité ? Une variante du chiisme, comme l'affirme le Larousse? Ou bien une certaine manière de comprendre et de vivre l'islam sans être ni sunnite ni chiite, comme le suggère beaucoup d'alévis eux-mêmes ?


Les Turcs, qui vivaient dans une région allant du Mont Altaï jusqu'à la mer Caspienne, résistèrent entre le 7e et le 10e siècle aux assauts des Omeyyades et des Abbassides sunnites qui voulaient les islamiser. Ils avaient leur religion, Gök Tengri. Finalement, ils adoptèrent, ou plutôt intégrèrent à leur croyance religieuse chamaniste, un certain islam. Non pas l'islam sunnite rigide du pouvoir abbaside, totalement étranger à leur culture, mais une variante de l'islam de l'opposition, plus proche de leur philosophie, en faveur chez certains partisans d'Ali (allawi) - persécuté comme eux - et chez les soufis tels que Husayn ibn Mansûr al-Hallaj - torturé et exécuté comme eux. Ainsi ils entrèrent peu à peu, entre le 10e et le 13e siècle, dans diverses confréries issues du courant soufi ismaélien et Malâmati (apparu au 9e siècle dans le Khorasan), très libérales et ésotériques. Rejet de la charia et des obligation cultuelles - par exemple refus du pèlerinage -, égalité entre homme et femmes - ils prient côte à côte et leurs chefs spirituels sont aussi bien des hommes (Dede) que des femmes (Ana), refus du texte de Coran dans sa littéralité - mais pas de son «esprit» -, sans parler des cérémonies et prières en turc, etc...


Partisans de la laïcité, ils s'opposent à toute intrusion du pouvoir temporel (politique) dans la sphère spirituelle (ou atemporelle) et inversement. Cette laïcité s'appuie sur l'interprétation de la bataille de Kerbala en 680, où les troupes omeyyades vainquirent les partisans d'Ali. Pour les alevi bektachi, cet évènement est l'une des premières formes d'intrusion du pouvoir politique dans la sphère religieuse. Leur version de cette bataille décrit les Omeyyades et Yazid avides de pouvoir et utilisant la religion comme un moyen pour maintenir leur autorité.


L'alévité est un système de croyances syncrétique, un enseignement philosophique, religieux et politique ayant ses propres lois et rites, qui trouve son origine dans trois sources:


        a - En Asie, et plus précisément en Asie centrale, dans les anciennes croyances turques au Dieu Ciel (Gök Tengri), utilisant le chamanisme et influencées par le bouddhisme, le mazdéisme, le manichéisme et le zoroastrisme;

       b - Dans les religions monothéistes, et plus précisément dans l'interprétation ésotérique (Bâtinî) de l'islam;

       c - En Anatolie, dans les diverses croyances des civilisations anatoliennes.


La vision de l'unité de l'Homme et de Dieu est l'unicité de l'Être (Vahdet-i Vücut): tout ce qui «est» est Dieu. Il n'y a pas d'autre «être» que Dieu. Il n'y a pas, d'un côté, le Créateur et, de l'autre, Sa créature: ils ne sont qu'un. D'où le respect, la solidarité et le sens de responsabilités qu'éprouve un alévi pour les hommes et pour les animaux, les plantes, les rochers, les montages -bref, pour toute la nature. Le sens qu'a un alévi de la démocratie, de l'égalité, de la laïcité et de l'écologie est issu de ce principe religieux. Ceci est une autre contradiction avec les théologies sunnite et chiite, où il y a une séparation claire et nette entre le Créateur et ceux qu'Il a créés avec une relation de soumission et de prédestination.


Les Alévis, sous la direction et surveillance du « Dede – littéralement le grand-père » pratiquent  une cérémonie religieuse appelée « Cem – communion ou rassemblement ». Cette cérémonie se tient à la « Cem Evi », lieu de culte des Alévis. Il n'y a pas de mosquée avec un minaret chez les alévis. Les Cem, les réunions religieuses alévies, ont donc cours dans le Cemevi (maison de Cem), un lieu sans aucun signe distinctif apparent (persécutions et clandestinité obligent).


Pendant les prières, on ne s'oriente pas vers la Mecque et la Kaaba : «Notre Kaaba est l'homme», et on se met donc en cercle pour regarder les autres en face.


Parce que les alévis ne vont pas à la mosquée et ne font pas le jeûne du ramadan, parce que les femmes alévies ne se voilent pas et qu'elles assistent aux assemblées, assises à côté des hommes, parce que les alévis ne respectent pas l'interdiction de boire de l'alcool, parce qu'ils n'étaient pas des sujets soumis, faciles à contrôler, ils ont été réprimés, massacrés, marginalisés malgré leur importance numérique et tenus à l'écart du pouvoir par les autorités sunnites, tant par les Seldjoukides que par les Ottomans.


Nous pouvons dire que l'alévité est une voie soufie (mystique) négligée voir ignorée de l'Islam, humaniste et égalitaire. Respect de l'autre, tolérance, nécessité de la solidarité et importance de la vie collective.


« Étranger, viens, faisons la paix, / Apprenons à nous connaître » Yunus Emre (1241-1319)
























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Work in progress 2016

ALEVI BEKTASHI

Turkey


Concert - Road-Movie





TO BE TRANSLATED






PRÉLIMINAIRES


Il me faut tout d’abord faire remonter la genèse de ce projet en Turquie à une recherche artistique effectuée autour du syncrétisme Islam-Shamanisme au Xinjiang chinois en 2013-14, au sein de la population ouïghoure sunnite de langue turcique, et de sa réalisation « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram », un concert-documentaire-road-movie composé, enregistré et tourné en aventure/création/errance entre Kashgar, Marqit et Iarkam, au fin fond du désert du Taklamakan, dans les montagnes du Karakoram sur les frontières pakistanaise, tadjike et kirghize jusqu’aux coeurs des dernières villes-étapes de la route de la Soie.


Fort de cette expérience, et rendu extrêmement curieux par cet héritage commun, ce fut ainsi l’énorme aire turcophone de l’Asie Centrale qui m’interpella. Mon projet initial fut de réaliser un long voyage de création/recherche, par la route de France jusqu’en Chine, en travaillant avec les différentes musiques d’élévation et transe, entre soufisme et traditions chamaniques. A cause d’une longue liste de problèmes rencontrés, de ce voyage ne se confirmèrent finalement que deux destinations : le Tadjikistan, où je séjournai un mois en collaborant avec des musiciens pamiris, et l’Anatolie grâce à
l’Institut Français d’Ankara qui organisa deux concerts-projections de « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » de la Trans-Aeolian Transmission à Kayseri et Konya en mai 2015.


Venir en Turquie, et n’y séjourner que le temps de ces deux concerts m’était frustrant sinon insupportable, après avoir si longtemps désiré et projeté cette recherche sur ces musiques. De plus, quand le nom de la ville de Mevlâna Jalal Ud Din Rumi me fut annoncé, je décidai de rester en Turquie pour creuser cette application musicale d’une mystique très particulière qui me fascinait de par sa modernité.


Mon expérience y fut incroyable. Je restais ébahi devant la douceur, la gentillesse et la disponibilité de mes interlocuteurs. Je garderai toujours en mémoire quand, invités, la musicienne Gianna Greco et moi-même, à notre première Semah, le Dede de la Cem Evi, notant notre incompréhension totale, demanda à l’assemblée si quelqu’un parlait notre langue. Nous nous retrouvâmes avec une jeune traductrice et les paroles du Dede fut immédiatement surprenantes : dans une assemblée religieuse, on y discutait et échangeait de terrorisme comme de problèmes géopolitiques de l’eau, avec une clairvoyance et un jugement d’une partialité et justesse étonnantes.


Musicalement, j’étais comblé. Durant ces dix jours, tout nous fut offert, immédiatement et d’une manière totalement bénévole. Des enregistrements furent effectués, des dons de partitions, jusque même des leçons de ney, perdurant hebdomadairement encore actuellement avec un maître soufi de Konya via Skype.


De retour en France, je commençai à travailler cette matière, enregistrée et filmée. Je composai autour de cette musique et montait ces images. Mais un constat m’apparut très vite : ces quelques jours de recherches anatoliennes étaient loin d’être suffisants. Je devais absolument y retourner.


Pirlere Neyaz Ederiz, le plus abouti ces premiers essais, est en ligne ici.




ALÉVISME BEKTACHISME – Présentation succincte


Le système de croyances des Alevi-Bektashi repose sur les principes d’égalité, de respect et de pluralisme.  Selon l'UNESCO, avec les mots du Xlllème siècle, Haci Bektas Veli véhicula des idées qui huit siècles plus tard coïncident avec la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948). Haci Bektas Veli est décédé à Sulucakarahöyük (aujourd’hui Hacıbektaş) en 1270.


Le semah, cérémonie religieuse des alévis bektachi, est classé au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Le semah est une forme de Dhikr ou Zikr durant lequel le croyant reproduit le mouvement du Cosmos et réalise sa prière relatant l'unicité du Créateur, sans aucune distinction de genre humain (homme/femme, langue, ethnie, religion). Les bras écartés, la main droite tournée vers le ciel et la main gauche tournée vers le sol représentent le croyant qui répand sur Terre et donc à toute l'Humanité ce qu'il reçoit de son Créateur.


Il n’y a pas de distinction de sexes dans les débats

Tout ce que Dieu a créé est là.

Il n’y a aucune distinction entre homme et femme

La lacune est dans tes opinions. ”  Hacı Bektaş-ı Veli, Xlllème siécle.


En Turquie, les alévis-bektachis représentent actuellement un tiers de la population de 73 millions d'habitants. À ce chiffre il faut ajouter ceux du Kosovo, de Bosnie, d'Albanie, de Macédoine, de Bulgarie
et de Grèce ainsi que les Alévis arabes, les Nusayris de Syrie ou du Maroc. Dans les pays de l'Union européenne, on recense aujourd'hui aux alentours de 2 millions d'alévis de Turquie. À ce jour, l'alévisme bektachisme est officiellement ignoré par les autorités turques et leurs lieux de culte n'ont aucune reconnaissance juridique.


Comment définir l'alévité ? Une variante du chiisme, comme l'affirme le Larousse? Ou bien une certaine manière de comprendre et de vivre l'islam sans être ni sunnite ni chiite, comme le suggère beaucoup d'alévis eux-mêmes ?


Les Turcs, qui vivaient dans une région allant du Mont Altaï jusqu'à la mer Caspienne, résistèrent entre le 7e et le 10e siècle aux assauts des Omeyyades et des Abbassides sunnites qui voulaient les islamiser. Ils avaient leur religion, Gök Tengri. Finalement, ils adoptèrent, ou plutôt intégrèrent à leur croyance religieuse chamaniste, un certain islam. Non pas l'islam sunnite rigide du pouvoir abbaside, totalement étranger à leur culture, mais une variante de l'islam de l'opposition, plus proche de leur philosophie, en faveur chez certains partisans d'Ali (allawi) - persécuté comme eux - et chez les soufis tels que Husayn ibn Mansûr al-Hallaj - torturé et exécuté comme eux. Ainsi ils entrèrent peu à peu, entre le 10e et le 13e siècle, dans diverses confréries issues du courant soufi ismaélien et Malâmati (apparu au 9e siècle dans le Khorasan), très libérales et ésotériques. Rejet de la charia et des obligation cultuelles - par exemple refus du pèlerinage -, égalité entre homme et femmes - ils prient côte à côte et leurs chefs spirituels sont aussi bien des hommes (Dede) que des femmes (Ana), refus du texte de Coran dans sa littéralité - mais pas de son «esprit» -, sans parler des cérémonies et prières en turc, etc...


Partisans de la laïcité, ils s'opposent à toute intrusion du pouvoir temporel (politique) dans la sphère spirituelle (ou atemporelle) et inversement. Cette laïcité s'appuie sur l'interprétation de la bataille de Kerbala en 680, où les troupes omeyyades vainquirent les partisans d'Ali. Pour les alevi bektachi, cet évènement est l'une des premières formes d'intrusion du pouvoir politique dans la sphère religieuse. Leur version de cette bataille décrit les Omeyyades et Yazid avides de pouvoir et utilisant la religion comme un moyen pour maintenir leur autorité.


L'alévité est un système de croyances syncrétique, un enseignement philosophique, religieux et politique ayant ses propres lois et rites, qui trouve son origine dans trois sources:


        a - En Asie, et plus précisément en Asie centrale, dans les anciennes croyances turques au Dieu Ciel (Gök Tengri), utilisant le chamanisme et influencées par le bouddhisme, le mazdéisme, le manichéisme et le zoroastrisme;

       b - Dans les religions monothéistes, et plus précisément dans l'interprétation ésotérique (Bâtinî) de l'islam;

       c - En Anatolie, dans les diverses croyances des civilisations anatoliennes.


La vision de l'unité de l'Homme et de Dieu est l'unicité de l'Être (Vahdet-i Vücut): tout ce qui «est» est Dieu. Il n'y a pas d'autre «être» que Dieu. Il n'y a pas, d'un côté, le Créateur et, de l'autre, Sa créature: ils ne sont qu'un. D'où le respect, la solidarité et le sens de responsabilités qu'éprouve un alévi pour les hommes et pour les animaux, les plantes, les rochers, les montages -bref, pour toute la nature. Le sens qu'a un alévi de la démocratie, de l'égalité, de la laïcité et de l'écologie est issu de ce principe religieux. Ceci est une autre contradiction avec les théologies sunnite et chiite, où il y a une séparation claire et nette entre le Créateur et ceux qu'Il a créés avec une relation de soumission et de prédestination.


Les Alévis, sous la direction et surveillance du « Dede – littéralement le grand-père » pratiquent  une cérémonie religieuse appelée « Cem – communion ou rassemblement ». Cette cérémonie se tient à la « Cem Evi », lieu de culte des Alévis. Il n'y a pas de mosquée avec un minaret chez les alévis. Les Cem, les réunions religieuses alévies, ont donc cours dans le Cemevi (maison de Cem), un lieu sans aucun signe distinctif apparent (persécutions et clandestinité obligent).


Pendant les prières, on ne s'oriente pas vers la Mecque et la Kaaba : «Notre Kaaba est l'homme», et on se met donc en cercle pour regarder les autres en face.


Parce que les alévis ne vont pas à la mosquée et ne font pas le jeûne du ramadan, parce que les femmes alévies ne se voilent pas et qu'elles assistent aux assemblées, assises à côté des hommes, parce que les alévis ne respectent pas l'interdiction de boire de l'alcool, parce qu'ils n'étaient pas des sujets soumis, faciles à contrôler, ils ont été réprimés, massacrés, marginalisés malgré leur importance numérique et tenus à l'écart du pouvoir par les autorités sunnites, tant par les Seldjoukides que par les Ottomans.


Nous pouvons dire que l'alévité est une voie soufie (mystique) négligée voir ignorée de l'Islam, humaniste et égalitaire. Respect de l'autre, tolérance, nécessité de la solidarité et importance de la vie collective.


« Étranger, viens, faisons la paix, / Apprenons à nous connaître » Yunus Emre (1241-1319)
























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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

 

Alevi Bektaşi, 2016-2017


Alevi düşünce modernizminin ve müziğinin parladığı Anadolu’da seyahati sırasında, müzisyen ve besteci François R. Cambuzat şu an bu yükseliş müziği etrafında çalışmalarını sürdürmektedir.


François R. Cambuzat alevi müzisyenler aramaktadır. Onu ilgilendiren müzisyenlerin ustalığından çok kalpleri, sade bir yorumdan çok başka birşeyi yansıtabilme yetenekleridir. François R. Cambuzat’ı  ilgilendiren şölen değil, fakat alevi anlayışını canlandıran müziğin özü ile ilgileniyor.


François R. Cambuzat’ın müzik projesi Anadolu’da alevilerin yoğunlukta oldukları bölgelerde çalışmalar
yapmak, geleneksel enstrüman ve sesin yanı sıra bilgisayar ve elektronik gitar yardımıyla bu müziğin tekrar yorumlamayı deneyerek modernize etmektir.


Hem ses hem de görüntü kaydı olacak olan bu proje, Anadolu’da yapılan görüntü çekimlerinin yer aldığı projeksiyonlu bir konserle ile son bulacaktır. Bu projenin konserleri hem Türkiye’de organize edilecek hem de uluslararası programlara teklif edilecektir.


François R. Cambuzat aleviliğe karşı duyduğu merak ve hayranlığı müzikten olduğu kadar “beraber yaşamanın” düzenleme şeklinden de geldiğinin altını çiziyor. Alevi bektaşileri, onların muhteşem bakış açılarını, ebedi sorgulama ve kendilerini sorgulamanın yanı sıra hümanist ve modern kurucuların  yazılarını keşfederek François R. Cambuzat bugün içinde yaşadığımız dünyanın kesinlikle böyle bir düşünceden örnek almasına ihtiyacı olduğunu düşünmektedir.



GERÇEKLEŞME


Gerçekleşme süresi 4 ayrı zamandan oluşuyor :

•Araştırma rezidansı, field-recordings (kayıtlar), provalar ve alevi müzisyenlerle besteler yazmak ;

•Kayıt (mobil stüdyo) ;

•Kayıt ve ilk video montajı ;

•İşin bitimi ve iade / alevi müzisyenlerle konser



KATILIMCILAR


•Alevi müzisyenlerle tanışmak ve sonra kişileri elirlemek ;

•François R. Cambuzat : geliştirme/hazırlık, tekrar besteleme, gitar, bilgisayar, kayıt ;

•Gianna Greco : bas gitar, bilgisayar, kamera ;

•Kameraman ve video kurgu ve montaj : Renaud De Foville ya da Carlo Mazzotta


DÖNEM


Ağustos ve Kasım 2016 arası belirlenecek.





FRANÇOIS R. CAMBUZAT


Vietnam Saygon’da doğan bir Fransız sanatçıdır. Müzik ve yazı onun her zaman gizli bahçesi olmuştur, bağımsız bir şekilde özgür olarak seyahat etmenin algısıdır. 


Fraçois R. Cambuzat 19 albüm çıkarmış ve dünya çapında 4000’nin üzerinde konser vermiştir (Avrupa, Asya, Amerika, Afrika).


François R. Cambuzat birçok grup ve projeler üretmiştir (Kim Squad, Gran Teatro Amaro, L’Enfance Rouge, P*T*N Club, Trans-Aeolian Transmission, Machine Rouge…), Luicano Berio ve Emanuele Luzaati ile işbirliğinde bulunmuştur, çeşitli projeleri üzerine Lotfi Bouchnak (TN), Lydia Lunch (ABD), Eugene S. Robinson (ABD) ve Denis Lavant (Fransa)  gibi isimlerle çalışmaktadır.


Lınkler / bağlantılar


- Website

- Pirlere Neyaz Ederiz, alevi müziği etrafında yapılan ilk deneme aşağıdaki linktedir : soundcloud




TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

İlk uygulama


XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM : Sincan, Çin  Halk Cumhuriyeti.  Trans-Aeolian Transmission’un ilk gerçekleştirdiği proje Fransız Kültür Merkezi ve Pekin Fransa Büyükelçiliği Kültür servisi tarafından desteklenmiştir. 

« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » Taklaman çölünde Kaşgar, Marqit ve Larkam arasında Pakistan sınırlarında bulunan Karakoram dağlarında, tacik ve kırgız İpek yolunda son durak şehirlerin kalbine kadar, (2014/2015) uygur müzisyenler ile beraber Sincan’da üç aylık bir rezidans ve keşifle bu proje gerçekleşmiştir. 


- Web sayfası

- Konser-film « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram »






CONTACTS


François R. Cambuzat


Email # 1   : click

Email # 2   : click

Facebook   : Fran Tazubmac

Tel.            : +33(0)669065721




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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION


Creazioni in lontani-altrove

Concerti & Road-Movies

Réalisations :       


XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM (RPC)

CROISIERE POST-INDUSTRIELLE TRANS-SHAMANIQUE (Asia Centrale)

IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE (Tunisia)

ALEVI BEKTASHI (Turchia)



Un nuovo concetto: viaggiare/comporre/scrivere/filmare altrove, lontano, là dove né l'industria discografica né le agenzie artistiche oseranno portare i musicisti occidentali, nelle contrade definite impossibili da raggiungere, considerate troppo difficili e rischiose- ma soprattutto dai guadagni derisori e quindi di nessun interesse per l'industria artistica.


Viverci, viaggiarci per giorni, settimane, mesi. Incontrare musicisti di altri mondi. Farsi distruggere, immolare la propria musica e annientare le proprie influenze culturali dalla potenza di altri canti, melodie, monodie, ritmi, sudori, di trance e di elevazione.


Distruggere tutto a sua volta, rigurgitare e rimodellare la materia, rispettosamente iconoclasta, per aspirare a essere e divenire quello che è realmente la musica quando è disinteressata: un vento, poco e niente, ma un'emozione libera e catartica.


Un concerto interpretato sulla proiezione di un documentario-fiction-road-movie realizzato dall'artista. Là. Lontano.


"Noi li vediamo costoro, quando sono ricorsi alle melodie che trascinano l’anima fuori da lei, ridotti in uno stato normale, come se avessero ricevuto una cura o una purificazione. Questo stesso effetto necessariamente devono provare quelli che hanno pietà, paura e, insomma, questi affetti in generale, e gli altri, nei limiti in cui qualcuno ne partecipa, e per tutti deve esserci una qualche purificazione e un sollievo accompagnato da piacere. Ugualmente le melodie d’azione producono negli uomini una gioia innocente."             Arostotele - La Poetica / La Politica






MANIFESTO-DICHIARAZIONE DI INTENTI IN TRE PUNTI:



I - AEOLIAN.


Nell'adolescenza la musica è stata innanzitutto considerata come un mezzo per viaggiare liberamente. Dopo qualche anno e alcune migliaia di chilometri, ci si è resi conto che questi famosi "altrove" restavano confinati nel mondo occidentale e non troppo oltre al confine di quest'ultimo.


Dopo la caduta del muro di Berlino, il mondo iniziò a restringersi e l'Unione Europea si rivelò principalmente concepita per la libera circolazione di una certa ideologia che teneva conto solo marginalmente delle società, delle loro esperienze e delle loro culture.


Gli altri luoghi restavano altrove, sempre più lontani. Ma il vento soffiava, ovunque.


La Trans-Aeolian Transmission declina delle creazioni in luoghi fino ad allora solamente immaginati/desiderati. La Trans-Aeolian Transmission rivendica la deturpazione di field-recordings e la restituzione selvaggia di questi altri luoghi-lontani in concerti-road-movies, filmati e registrati lungo la strada.



II - TRANCE


Gli abitanti del mondo intero hanno da sempre provato il bisogno di trascendere le loro paure in merito alla vita, alla morte, di elevarsi al di sopra dei loro timori e dei loro malesseri.


Oggi, attraverso la techno, il kraut-rock, fino alle più oscure musiche sacre, gli uomini continuano la loro ricerca di elevazione e di abnegazione attraverso la trance.


Dopo anni di sperimentazioni nel Maghreb  intorno al maaluf, allo stembali, alla musica sufi, ai quarti di tono coniugati con una certa elettricità occidentale (larsen, feedback, distorsioni, atonalità…), inizialmente con l’Orchestre National de la Rachidia (Tunisia, album «Trapani-Halq al Waady», 2010), in seguito con il celebre cantante classico Lotfi Bouchnak (Tunisia, 2013), François R. Cambuzat ormai lasca deflagrare la sua ricerca di musiche mistiche fino ai confini più lontani della terra.


François R. Cambuzat viene dal punk, dall'improvvisazione e dall'avanguardia, ha studiato canto classico a Amsterdam ma anche la musica orientale al conservatorio di Tunisi. Ha lavorato con alcuni tra i grandi nomi del jazz, della musica classica contemporanea, dell'avant-rock e della musica classica magrebina. In seguito questi primi trent'anni di sperimentazioni musicali, è ora convinto che ogni tipo di musica sarà poco consistente se concepita e eseguita senza una forte emozione, rischio, ribellione, ferocia, stacco e trascendenza.


In quanto non è più della composizione o dell'armonia di cui si interessa François R. Cambuzat, ma della concezione di un decollo e di una discesa - più per l'ascoltatore che per il musicista. Il duende, caro a Garcia Lora, è al centro della sua musica.


Questo non è dunque un progetto di world-music, ancora meno di etno-musicologia, ma un processo selvaggio di musiche improvvisate poi ricomposte, di strumenti tradizionali, computer e chitarre elettriche, oltre a tutto il tragitto di questo movimento (qui parliamo di chilometri) creativo. La Trans-Aeolian Transmission rivisita la strumentazione tradizionale violentando al contrario chitarre e bassi elettrici occidentali per far stridere così un post-blues neo-sciamanico, per realizzare una musica di trance in diretta filiazione con la musica industriale, caratterizzata dalla dissonanza e dall'importanza accordata alla sperimentazione, oltrepassando l'influenza di gruppi quali Throbbing Gristle, Coil o Einstürzende Neubauten.

Poiché il motto di Monte Cazazza «Industrial Music for Industrial People» si applica ormai particolarmente bene al mondo contemporaneo, dalla vecchia Europa fino ai confini cinesi, ai paesi con forti mutamenti sociali risultanti dal loro sviluppo forsennato.


Come François R. Cambuzat sta dimostrando da anni, la sua ricerca è innanzitutto basata sull'autenticità dell'atto unico. È verso l'elevazione, il sudore, il sangue, le lacrime e la poesia che si dirige il suo lavoro - ben lontano dall'immagine colorata e piacevole di una qualsiasi cartolina ben fatta.



III - TRANSMISSION


In musiche e immagini registrate e filmate in situ da François R. Cambuzat e Gianna Greco nel corso di viaggi fuori norma, la restituzione della Trans-Aeolian Transmission è effettuata sotto forma di concerto-documentario-road-movie.


Sostenuto dal Servizio Culturale dell'Ambasciata francese a Pechino (RPC), «Xinjiang, Taklamakan & Karaoram» è stata la prima creazione della Trans-Aeolian Transmission. Una musica Neo-Sciamanica e Post-Industriale per un'avventura/creazione composta e filmata nel paese uygur tra Kashgar, Marqit e Iarkam, nel cuore del deserto del Taklamakan, sulle montagne del Karakoram lungo le frontiere pachistane, tajike e kirghize fin nel cuore delle ultime città-tappe della Via della Seta. La Première mondiale in concerto ha avuto luogo nel corso del Festival Croisement , Zaija Lab Project, Pechino, RPC, nell'aprile 2014. La Première mondiale in concerto + proiezioni è stata realizzata nel Teatro Mayakovsky di Dushanbe, Tajikistan, nel marzo 2015. «Xinjiang, Taklamakan & Karaoram» della Trans-Aeolian Transmission è stata suonata/rappresentata nel corso di numerosi festival internazionali (Tomorrow Shenzen (RPC), FMM Sines (PT), Monde de Couleurs (CH)…)


François R. Cambuzat : field-recordings, composizione, computer, canto, chitarre, riprese.

Gianna Greco : field-recordings, computer, canto, basso, riprese.



                                                                                                                       

                                                                                         Tajikistan, Pamir,  March 2015 -  © Renaud de Foville 


Estratti audio playlist  

Estratti video :  playlist

Foto : making-of


Estratti video della Première nel Teatro Mayakovsky, Dushanbe, Tadjikistan, 31 03 2015 :

- Kashgar 13

- Qara Kun

- Bogazici




Contatto : François R. Cambuzat



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TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION

 

XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM


PRESS CUTS & CONCERTS




  1. -RTP - RÁDIO E TELEVISÃO DE PORTUGAL (National, PT) : David Dias & Raquel Bulha (Planeta 3) : around 13,14 & 20,00 mn


  1. - FMM Sines











FESTIVAL MÙSICAS DO MUNDO 2015, SINES, PT




Festival Mùsicas do Mundo 2015, Sines, PT






Festival Mùsicas do Mundo 2015, Sines, PT







Festival Mùsicas do Mundo 2015, Sines, PT















FESTIVAL JARDINS EFÉMEROS 2015, VISEU, PT







Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT



Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT






Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT






Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT





Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT





Festival Jardins Efémeros 2015, Viseu, PT






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- Realizzazioni -





XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM

Repubblica Popolare Cinese


Concerto - Road-Movie attorno alla musica Uigur



   Taklamakan Desert Sessions - Dolans & François R. Cambuzat


"XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM" della TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION è una creazione sostenuta e finanziata dal Servizio Culturale dell'Ambasciata Francese a Pechino (Cina). La Creazione in concerto ha avuto luogo nel tempio Zajia di Pechino nel corso del Festival Croisements, mentre la Première in concerto + proiezione nel Teatro Mayakovsky di Dushanbe, Tajikistan, nel marzo 2015.


"XINJIANG, TAKLAMAKAN & KARAKORAM" è una ricerca (field-recordings + riprese video) nello Xinjiang con musicisti uygur (sciamani, bardi e Dolan), seguita da una ricostruzione con l'ausilio di computer e strumenti elettrici, sviluppando una musica Neo-Sciamanica Post-Industriale. Sul palco, due musicisti suonano un documentario/fiction/road-movie in concerto, su immagini video filmate da loro stessi nel corso di avventure/creazioni/fughe nel paese uygur tra Kashgar, Marqit e Iarkam, nel cuore del deserto del Taklamakan, sulle montagne del Karakoram, lungo le frontiere pachistane, tajike e kirghize fin nel cuore delle ultime città-tappe della Via della Seta.


Concert - Road-Movie.

Creazione sostenuta dal Servizio Culturale dell'Ambasciata Francese a Pechino (RPC)

Première mondiale concert : 23/05/2014, Festival Croisements, Zajia Lab Project, Pechino, RPC.

Première mondiale concert + projection : 31/05/2015, Teatro Mayakovsky, Duchanbe, Tadjikistan.


Realizzazione


Nel 2012, nel corso di una tournée in Cina François R. Cambuzat rimane affascinato dalla musica musulmana e sciamanica uygur scoperta per un caso fortuito in Urumqi. Da inizio allora ad un'esplorazione e una reinterpretazione personale di queste musiche di elevazione, di contemplazione e di trance.


Dicembre 2013, a meno 20 gradi. Un primo autentico dissodamento viene fatto a Kashgar e nella sua regione, preparando la realizzazione/residenza/avventura programmata per aprile/maggio 2014. I chilometri si sommano: il Taklamakan è immenso. I contatti vegono stabiliti, le note si scontrano, i cuori decollano. In pieno inverno François R. Cambuzat filma le prime immagini, e Carlo Mazzotta le monta al suo ritorno in Europa.  « Kashgar 13 » è dunque una prima visione di questo viaggio nello Xinjiang.


Aprile-maggio 2015. Field-Recordings, ricerca e archiviazione, registrazioni, composizioni, demolizioni, sviluppo e deviazione di tecniche musicali arcaiche di estasi, di trance e di elevazione, dall'avant-rock e dall'elettronica fino ai muquam dei Dolan. Una musica improvvisata e poi ricomposta, una cerimonia Neo-Sciamanica e Post-Industriale. Oltre le musiche registrate, François R. Cambuzat e Gianna Greco filmano centinaia di ore di questa avventura-creazione che saranno in seguito montate per la realizzazione di un road-movie musicale.


« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » è la prima crezione della TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION.

« Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » è sostenuta dal servizio di azione culturale dell'ambasciata francese a Pechino e dall'agenzia & etichetta discografica cinese Wangba.



François R. Cambuzat : field-recordings, composizione, computer, canto, chitarre, riprese.

Gianna Greco : field-recordings, computer, canto, basso, riprese.

Con proiezione del video filmato nel corso dell'errare per lo Xinjiang.


Estratti audio playlist  

Estratti video :  playlist

Foto : making-of


Estratti video della Première nel Teatro Mayakovsky, Dushanbe, Tadjikistan, 31 03 2015 :

- Kashgar 13

- Qara Kun

- Bogazici


Il montaggio di « Xinjiang, Taklamakan & Karakoram » è di Carlo Mazzotta .




Contact : François R. Cambuzat



A proposito di questa creazione :

 

« Il progetto di ricerca (collezione, archivio e studio) che il Sig. François R. Cambuzat si propone di consacrare al « Neo-Sciamanesimo Post-Industriale » nella Regione autonoma uygur dello Xinjiang, nella Repubblica Popolare Cinese, merita tutta la nostra attenzione per le seguenti ragioni. In qualità di antropologo delle culture religiose uygur e in particolare del sincretismo sciamanesimo-islam, non posso esimermi dall'incoraggiare un approccio complementare ai lavori che ho svolto per comprendere la questione dello sciamanesimo nello Xinjiang, e quella del Sig. Cambuzat mi sembra assolutamente pertinente e originale. Il Sig. Cambuzat vorrebbe, infatti, far scoprire, attraverso la sua esperienza di musicista, questa musica uygur di devozione sciamanica che spinge gli uomini a ricercare attraverso una « trance » (entrare dentro « sé » o uscire da « sé ») il contatto con un invisibile « terrificante » (per la sua bellezza o il suo orrore). Questo invisibile, nello sciamanesimo islamizzato dello Xinjiang, è popolato di spiriti benefici e nocivi che lo sciamano sa affascinate e sedurre grazie al suo strumento musicale (tamburo, violino o liuto) e ai suoi canti. Il Sig. Cambuzat intende così chiarire dall'interno, in quanto musicista e non etnomusicologo, il funzionamento di questa musica sciamanica, il ruolo degli strumenti per determinare l'influenza che questi hanno potuto esercitare sulle musiche profane, contando su una collaborazione con gruppi di giovani musicisti uygur.  Notiamo che il Sig. Cambuzat possiede competenze solide sulla musica orientale e sulla musica sufi (studiata in Tunisia) che costituiscono una risorsa preziosa per questo progetto, nella misura in cui l'incontro tra islam e sciamanesimo, nello Xinjiang, è più precisamente un incontro tra lo sciamanesimo e il sufismo. L'interesse finale del Sig. Cambuzat per questa musica che, come lui stesso dice, ricerca «l'elevazione, il sudore, il sangue, le lacrime  e la poesia », che coltiva spesso la dissonanza e che ha differenti poteri terapeutici, è di « ricomporre » tutto questo con degli strumenti tradizionali e dei computer e di donargli un senso nuovo e un ascolto più ampliato. Personalmente apporto, come naturale conseguenza, un fermo sostegno a questo progetto originale e innovatore che attraversa lo studio, la ricerca e la creatività artistica. »  Thierry Zarcone, direttore di ricerca presso il CNRS, Groupe Religions Sociétés Laïcité.


A proposito di « Kashgar 13 » :

 

« In piedi davanti al sole spagnolo, piango davanti alla bellezza e alla maestria di questa magnifica evocazione (Kashgar 13). Il respiro assolutamente tagliato, questo è il più incredibile rompicuori/ripara-cuori, tributo alla vita, all'amore e alla creazione che tu abbia mai realizzato. Grazie per il tuo spirito, la tua energia, il tuo amore. La tua esistenza da un senso alla mia. Grazie ancora, in lacrime di gioia…

Tua sorella, Lydia Lunch. »


Xinjiang.

Uiguri.




   Gianna Greco - Lago Karakul, Karakoram, Xinjiang, RPC




XINJIANG





KASHGAR





Live @ Jardins Efémeros Festival 2015, Viseu, PT





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IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE

Sahara, Tunisia


Concert - Road-Movie




Con la sua passata esperienza in Tunisia con i membri della Orchestra Nazionale della Rachidia poi con Lotfi Bouchnak, François R. Cambuzat realizza con Gianna Greco un percorso documentario poetico-musicale su certa musica di transe e di elevazione tunisina. Dopo due primi viaggi di ricerca attorno al Stambali (rito di possessione musico-terapeutico), alla musica Sufi (Issawiya Awamriya, Qadiriya),  mezoued e Salhi, nel fondo del deserto di sale François R. Cambuzat è rimasto fulgurato da l'autenticità e la potenza del rito della Banga di Sidi Marzûg, nel Djerid tunisino.


Field-recordings, ricerca e archiviazione, poi decostruzione, infine sviluppo post-industriale con tecniche musicali arcaiche di estasi, di transe e di elevazione, avant-rock e musica elettronica.


Questo, pertanto, non è un progetto di World-Music, tanto meno di etnomusicologia, ma un processo selvaggio di musiche improvvisate poi ricomposte, di strumenti tradizionali, computer e chitarre elettriche, oltre a tutto il tragitto di questo movimento (qui parliamo di chilometri) creativo.


Una musica improvvisata poi ricomposta, una cerimonia trascendentale e post-industriale.

Un film/concerto/documentario poetico-musicale.


Sul palco, i musicisti suonano un documentario/fiction/road-movie, su immagini video filmate da loro stessi nel corso di avventure/creazioni/fughe nel Sahara tunisino, tra Tozeur, Nefta e Kbili, nel cuore salato del Chott el Djerid.



  1. -Estratti video:  arrah arrah baina , stombali, intro.

  2. -Estratto del concerto al Festival International de Hammamet (TN).

- Facebook


In concerto/proiezzione :

IFRIQIYYA ÉLECTRIQUE


Tarek Sultan : vox, tabla, tchektchekas

Yahia Chouchen : vox, tabla, tchektchekas

Youssef Ghazala : vox, tchektchekas

Ali Chouchen : tangura, vox

Gianna Greco : basso, vox, computer

François R. Cambuzat : chitarre, vox, computer


Realizzazione :

TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION


François R. Cambuzat : project writer & manager, videos, field-recordings & composizione, chitarre, vox, computer

Gianna Greco : videos, field-recordings, basso, vox, computer

Carlo Mazzotta : montaggio video

Renaud De Foville : guest camera

Hamadi Bousselmi : logistica e tanto altro

Amel Fargi : consigli


Grazie a Monsieur Hassan Chouchen, Moqqaddem della Banga de Tozeur, a Youssef Ghazala senza il quale tutto si sarebbe perduto nel Chott el Djerid, grazie a Ivan Bertoux e Marc Monsallier per il loro grande sostegno da Tunisi.


Una creazione prodotta  dall’Istituto Francese di Tunisia.




                                                                                                                                                                                          Photo: Renaud de Foville



                                                                                                                                                                                           Photo: Renaud de Foville



RITUALE DI SIDI MARZÛQ

Banga di Tozeur, Tunisia.


Niente teatro, né palco o pubblico. Per la strada, i rûwâhîn sono stati invitati e adesso possiedono e contorcono i corpi della Banga. Degli adolescenti si accasciano per terra, gambe arcuate, sguardo fisso; delle ragazze si dimenano, forzando e accelerando i ritmi delle tabla, delle donne urlano senza coprire l'implacabilità metallica delle tshektsheka. L'acqua guizza, colpisce come schiaffi mentre i fumi del benzoino ricoprono la nostra vita.  Noi siamo lontani, molto lontani, laddove "sotto il simbolismo dei geni, gli obiettivi profondi, oltre agli effetti sociali, sono una catarsi, una purificazione dell'anima attraverso l'estasi; questa è la forma che dovrebbe assumere facilmente la mistica di una minoranza sfollata, oppressa, in esilio, e che è stata ospitata dall'Islam in Africa." (Viviana Pâques, ne L'arbre cosmique dans la pensée populaire et dans la vie quotidienne du nord-ouest africain, Instituto di Etnologia, Parigi, 1964.)


Nelle oasi del Sud tunisino, tappe del commercio carovaniero, gli schiavi neri erano impiegati nei lavori domestici, nella produzione agraria e nei lavori di irrigazione.


Sidi Marzug (il santo nero), originario dell'Africa sub-sahariana che fu comprato a Tombouctou dalla famiglia Beni Ali, fu in un primo momento schiavo di Sidi Bou Ali (il santo bianco), celebre mistico sufi che si era stabilito a Nefta nel XIII secolo. In seguito ad alcuni prodigi compiuti da Sidi Marzug, il suo padrone gli si sarebbe rivolto dicendo che "un marabout non lavora per un altro marabout", restituendogli la sua libertà e dimostrando così la santità di Sidi Marzug.


La rappresentazione collettiva indica Sidi Marzug come un santo potente che metteva a sua disposizione un diwan (assemblea) di rûwâhîn (spiriti), i suoi servitori e i suoi alleati. Le comunità nere di Tozeur, Nefta e Metlaoui lo commemorano attraverso un rituale annuale festivo e sacrificale, la Banga, praticando non un esorcismo bensì un "adorcismo": soddisfare e calmare lo spirito (rûwâhîn) che possiede -e possederà per sempre- l'affiliato partecipante alla Banga.


L'attuale santuario (zawya) che ospita il feretro (thabût) del santo si trova nella zona periferica della città di Nefta, situato all'estremo ovest dell'oasi della regione del Djerid.


Nel Djerid, il rituale della Banga di Sidi Marzuq è una cerimonia estremamente popolare, che si pratica nei marabout ma prevalentemente in case private e per le strade della città. I canti e le danze si trasmettono in questo modo ai giovani, e l'ajami, la lingua degli antenati haoussa, è ancora cantata.


Facebook della Banga di Tozeur























Letter of recommendation on behalf of the cultural department of the French embassy in Beijing.








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